15 juillet 2009

TINKYFURAX: Marylène Patou-Mathis frappe encore !!!!

TINKYFURAX: Marylène Patou-Mathis frappe encore !!!!

Un article passionnant publié chez mon amie Tinky.

Parler de mon amour des hyènes.

Depuis quelques temps ce réjouissant petit clip vient égayer les pages de publicité.

Je ne suis pas une consommatrice de sodas allégés mais j’aime vraiment beaucoup cette pub parce que, pour une fois, la hyène (j’ai toujours eu du mal à dire l’hyène) n’y tient pas le mauvais rôle. Oh, certes, elle est un peu moqueuse mais elle est surtout l’archétype de la bonne copine nature, sympa et spontanée en opposition à la bimbo maniérée et artificielle qui mord la poussière.

Rares sont ceux qui ont osé montrer les hyènes sous un jour aussi favorable. Je viens toutefois de découvrir une assez vieille publicité pour certaines barres caramélisées et chocolatées bien connues. Ces friandises ayant pour particularité d’être conditionnés dans un emballage agrémenté d’une histoire drôle, les créatifs ont surfé sur le légendaire “rire” des hyènes pour en assurer la publicité… Excellente !

Mais il faut bien reconnaître que la plupart du temps, ce sympathique petit quadrupède est la cible de commentaires hostiles et de terribles préjugés qui lui font une réputation détestable… et très surfaite : son prétendu rire (en réalité un son qu’elle émet quand elle est stressée, apeurée ou en train de chasser) est jugé “maléfique” et sa silhouette surbaissée serait, pour certains, révélatrice de sa fourberie alors qu’il s’agit simplement d’une remarquable adaptation au milieu ! L’une des plus abouties qui soient, d’ailleurs !

A cause de ce physique jugé à tort ingrat, le mot “hyène” est devenu synonyme de “traitrise” mais aussi de méchanceté gratuite, comme on peut le voir dans “Les Guignols de l’Info” avec le personnage de Zaza, la hyène (très bien faite, au demeurant !) qui accompagne partout la marionnette représentant Marc-Olivier Fogiel et ponctue chacune de ses remarques incisives par une cascade de ricanements carnassiers !

Et encore, là, ce n’est rien ! Chez Walt Disney, les auteurs du “Roi Lion” les rendent complices d’un putsch sanglant et n’hésitent pas à les faire marcher au pas de l’oie !

Là quand même, il faut avouer qu’ils ont fait fort ! Pauvres hyènes ! Je sais que c’est du second degré et que le dessin animé est, par ailleurs, très joli mais c’est tout de même ce genre d’image qui reste à l’esprit des gens ! Je me rappelle notamment une fois où j’étais allée visiter le Muséum d’Histoire Naturelle à Paris. Il y a là une galerie présentant quantité d’animaux empaillés dont une hyène et j’ai vu à plusieurs reprises des enfants demander à leurs parents ce qu’était ce drôle de chien et les parents de répondre systématiquement : “Ca, c’est une hyène : c’est vilain, les hyènes !”.

Autant dire que notre pauvre petite hyène souffre d’un sacré délit de sale gueule ! Et très honnêtement, je ne vois pas du tout pourquoi car personnellement, je n’ai jamais trouvé que cet animal était laid. D’accord, ce sont des charognardes et il arrive qu’après un de leurs contestables repas, elles aient parfois le poil terne mais je les trouve complètement craquantes avec leur museau court, leur tête massive, leurs petits yeux pétillants en têtes d’épingle et leurs grandes oreilles rondes (et non “en ailes de chauve-souris” comme j’ai pu le lire un jour, encore que les chauves-souris ne me dérangent pas mais j’en parlerai une autre fois !). Regardez vous-mêmes : ne sont-elles pas sympathiques ?

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© Vince www.rugbygayparis.izihost.com/les_compte_rend...

(gay Paris ! Je n’en sors pas mais bon…)

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© Véronique PETTINI

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© www.provence-luberon-news.com

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http://membres.lycos.fr/ccojw/totems/mammiferes/canides/hyene.htm

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Spotted hyena - © 2008 Yves Roumazeilles

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© Marc Biancheti

Outre ce physique que je ne trouve absolument pas choquant, il convient de préciser que la hyène n’est pas qu’un charognard. D’accord, c’en est un, je ne le nierai pas mais c’est aussi, et surtout, une fine chasseresse. Le deuxième prédateur après le lion en terme de puissance, mais oui ! Et contrairement à l’idée reçue ce sont bien souvent elles qui se font chiper leurs proies fraiches par des prédateurs plus estimés du grand public, et notamment le “Roi des animaux”, justement ! Alors si vous voyez des reportages où on les montre complaisamment chaparder le butin des autres, dites-vous que c’est la dure loi de la nature et peut-être aussi un juste retour des choses !

Enfin, bien peu de gens prenant la peine de s’intéresser à ce petit fauve, rares sont ceux qui savent que la hyène ne descend ni des canidés ni des félins mais de… la mangouste et qu’elle vit, comme cette dernière, dans le même système complexe de galeries et de terriers, selon une hiérarchie matriarcale solidement établie.

Je conçois, bien sûr, que le côté charognard puisse choquer et révulser. Mais en toute objectivité, nos amis les chiens, si on les laissait faire, n’auraient guère un régime plus délicat. On se fait plaisir à soi-même en leur achetant des croquettes où des pâtées parfumées or un chien à malheureusement tendance à se repaître de tout ce qui est le plus dégoûtant ! Quel plaisir, pour eux, d’éventrer un sac poubelle ou de se rouler dans une saleté ! Je ne dis pas ça contre les chiens ! J’en ai un, Myrtille, une adorable labradorette noire :

Myrtille juillet 2008 Eh bien je me rappellerai longtemps ce jour où je me baladais avec elle alors qu’elle était encore toute jeune : elle a trouvé un poisson crevé au bord de la rivière et s’est roulée dessus jusqu’à lui mettre tout l’intérieur à l’extérieur, sourde à mes injonctions. Je crois que je n’ai jamais rien senti d’aussi pestilentiel ! Heureusement, je dois avoir un ange gardien très actif parce qu’une fois cet exploit accompli, je me suis engouffrée chez le premier toiletteur venu (un peu honteuse, tout de même !) et un client qui avait pris rendez-vous venait de se désister. Très amusée, la toiletteuse à gentiment pu nous débarrasser de ce “parfum” inapproprié ! Tout ça pour dire que j’ai toujours vécu avec des chiens autour de moi, nous en avions toujours maximum trois ou quatre quand j’étais petite mais nous étions à la campagne et ils vivaient leur vie. Il a fallu que j’habite en ville et que je promène Myrtille au bout d’une laisse pour me rendre compte à quel point c’est sale, un chien et Dieu sait que je l’aime, ma Titille, mais il faut dire les choses, quand elles sont vraies.

Alors certains se demanderont peut-être d’où me vient cette passion pour un animal aussi impopulaire que la hyène. Tout a commencé, je crois (j’en suis même sûre) alors que j’étais encore à l’école communale. Je ne garde pas que de bons souvenirs de cette époque et j’en parlerai peut-être ici aussi (même si je suis persuadée que rien ne sert de ressasser et qu’il faut aller de l’avant dans la vie !). Bref, notre institutrice était un vrai dragon et ce n’était pas toujours la joie mais il y avait, au cours de l’année scolaire, une journée qui faisait office d’événement dans ce petit village où bien peu de choses se passaient : un montreur d’animaux passait par notre école une fois par an et là, nous avions le droit de sortir de la classe et de nous rassembler sur la place du village devant les trois cages pendant que le montreur répondait à nos questions sur les animaux souvent exotiques qu’il nous présentait : singe, autruche, loup… et un beau jour, une hyène ! Pour nous, il s’agissait d’un moment magique. Nous étions bien trop petits pour nous rendre compte que ces pauvres bêtes étaient brinquebalées de ville en ville dans des cages souvent trop petites pour elles et qu’elles auraient été bien mieux dans la nature ! Seul comptait l’émerveillement, la découverte et cette hyène a exercé sur moi une fascination incroyable qui ne s’est jamais démentie. La pauvre a passé tout le temps de l’exhibition à tourner sur elle-même, complètement perdue et désemparée. Je crois qu’elle m’a apitoyée. Et que je lui trouvais une bonne tête. D’ailleurs, contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle ne sentait pas mauvais du tout ! Au moins ces animaux étaient-ils bien entretenus.

Parce que cet animal en détresse m’avait fascinée et touchée, j’ai voulu très vite en savoir plus sur ses semblables et j’ai d’abord trouvé beaucoup de choses négatives. Mais en insistant un peu, en poursuivant mes recherches, j’ai fini par trouver des reportages les présentant sous un jour meilleur comme “Fissi, vie et mort d’une hyène” ou “Hyènes chéries”, reportage produit par Canal Plus et que j’ai encore en VHS. D’ailleurs, cette tendresse semble si improbable que ma belle-soeur, avisant la jaquette de cette K7 chez moi s’était imaginée qu’il s’agissait… d’un film X !!!!! Mais non, pas d’ça chez nous !

Mieux, je suis un jour tombée sur un forum consacré aux animaux et j’ai tenté de m’exprimer sur la tendresse que je voue aux hyènes, espérant pouvoir tomber sur quelqu’un qui penserait comme moi. Eh bien devinez quoi ! Mon message a été “modéré” sans autre forme de procès ! Il n’a seulement pas été publié ! Même chez les amis des animaux, on n’a pas voulu croire que quelqu’un puisse aimer les hyènes ! C’est tout de même un comble ! S’est-on imaginé que je visais quelqu’un, que je lançais un message improbable pour mettre le bazar sur ce forum ? Mystère !

Heureusement, en cherchant les clips qui illustrent ce long article, j’ai remarqué que je n’étais pas la seule à m’intéresser à ce carnivore si méconnu alors, amis des hyènes, si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à vous exprimer ici !

07 juillet 2009

Et un bachelier de plus dans la famille ! UN !

Voilà, la nouvelle vient de tomber ! Notre Jérémy vient d’avoir son bac ! Un bac S (scientifique) ! C’est un grand soulagement pour nous tous même si, au fond de nous, nous n’avons jamais cessé d’y croire ! Bravo, Jérémy ! Nous sommes vraiment tous très fiers de toi et quelle satisfaction pour toi aussi ! Te voilà débarrassé d’une sacrée pression !

Maintenant, nous n’attendons plus que les résultats du brevet pour Alexandre. En fait, nous savons déjà qu’il l’a mais il attend de connaître ses notes et surtout de savoir s’il aura ou non une mention. Mais là aussi, nous sommes confiants.

Quant à moi, je suis en vacances pour une dizaine de jours. Je retournerai au boulot pendant une semaine après le 14 juillet puis ensuite, je reprendrai un peu plus de trois semaines. C’est assez bizarre comme procédé mais c’est un truc qu’on a calculé avec JM pour que les bureaux restent vides le moins longtemps possible ! Et puis moi, ça m’arrange ! J’étais tellement fatiguée que j’aurais pu finir par craquer alors, cet avant gout de vacances me convient tout à fait ! Je me demande quand même si je ne risque pas de trouver le retour au bureau un peu dur et le reste des vacances un peu court mais pour l’instant, je profite, en ne faisant pas grand chose !

03 juillet 2009

Quatre jours à Lutèce.

Oui, parfaitement : Lutèce ! Parce que depuis que cette crétine de Paris Hilton galvaude le nom de notre capitale, j’aimerais autant que cette dernière récupère son joli nom d’autrefois.

Ca c’était pour le petit coup de gueule du soir !

Tout ça pour dire que, finalement, j’y suis allée, à Paris, malgré l’annulation de mes activités initialement prévues. L’aller a été un peu rude : j’ai voyagé dans un TGV surpeuplé, mal installée sur un strapontin en fin de wagon et toujours enrhumée ! Le train était tellement plein que je n’ai pas pu accéder à ma valise, à mon ordinateur ou au bouquin que j’avais emporté. Autant dire que le voyage a été un peu long. J’ai surtout beaucoup dormi, même dans cette posture inconfortable, ma crève ayant eu raison de moi.

Je suis arrivée à Paris où le temps était clair et où Tinky m’attendait avec impatience. Nous avons passé une soirée très sympa : petit resto italien en terrasse et grand tour dans la ville grouillant de promeneurs tout aussi tardifs que nous. Puis retour dans l’immeuble de Tinky : le concierge nous a invité dans sa loge et nous avons refait le monde avec un autre locataire jusqu’à près de trois heures du matin. Sur la fin, je m’endormais. Avec ce traitement, je m’endormais partout.

Journée caniculaire que le samedi suivant : après un brunch tranquille en terrasse chez Raimo, nous nous sommes baladées, avons acheté quelques fringues puis, comme il faisait vraiment très chaud, nous nous sommes réfugiées dans un cinéma où nous sommes allées voir “Terminator Renaissance”.

Un Terminator sans Schwarzy ? J’avoue que je n’étais pas sans inquiétude ! Eh bien c’est une excellente suite, tout à fait honnête, bien ancrée dans le fil de l’histoire, habilement troussée, alliant les références aux précédents épisodes à de nouveaux effets spéciaux vertigineux sans pour autant tomber dans la surenchère pyrotechnique et oublier l’histoire. Au contraire, le film, même s’il est un peu fait de bruit et de fureur présente des personnages attachants et interroge le spectateur sur la place de l’homme dans un monde (le nôtre ?) où la technologie est si omniprésente que l’on finit par en avoir peur et par craindre qu’elle ne se retourne un jour contre nous !

Bref, nous sommes sorties enthousiastes et survoltées de la salle obscure, n’attendant plus qu’une chose : un cinquième volet où l’on nous expliquera enfin comment les humains (ou les machines ?) découvrent le moyen de voyager dans le passé et dans quelles circonstances John Connor va sceller son destin et celui de l’Humanité en envoyant Kyle Reese dans les années 80 ! Et si tout cela suffira à vaincre les machines, finalement !

Ah oui, vraiment, nous avons été ravies par ce film qui nous a donné envie de revoir tous les autres. En plus, les directeurs de casting se sont bien amusés puisque l’acteur qui joue le rôle de Kyle ressemble à celui qui tenait ce même rôle en 84 (ou 83 ?).


2009 : Anton Yelchin dans le rôle de Kyle Reese adolescent

Original Size: 805 x 535
Anton Yelchin stars as Kyle Reese in Warner Bros. Pictures' Terminator Salvation (2009)
Copyright © Warner Bros. Pictures. All Rights Reserved.


1984 : Michael Biehn dans le rôle de Kyle Reese adulte

Je n'ai trouvé nulle part la mention de copyright pour cette image par ailleurs reproduite dans plein de sites.

Franchement, si vous aimez les films d’action, d’anticipation, si vous avez apprécié cette série et si vous n’êtes pas encore allés voir “Terminator Renaissance”, courez-y sans hésiter !

Sorties du cinéma, nous avons, sur mon insistance, fait une pointe jusqu’à la Gay Pride que je tenais absolument à voir au moins une fois dans ma vie. (Je sais : après Terminator et ses mâles tout en muscles, ça peut faire une drôle de transition !)

Malheureusement, nous sommes arrivées en fin de cortège et si nous avons pu voir quelques chars (et pas mal de CRS surtout là pour former un périmètre de sécurité autour du défilé) nous avons surtout vu pas mal de gens ivres ou peut-être pire que ça. Nous ne sommes pas restées longtemps. Je pense qu’il aurait été plus sympa d’arriver plus tôt mais Tinky n’aime ni la chaleur ni la foule…

Ah, Tinky ! C’est mon amie de longue date mais je dois avouer que, parfois, ce n’est pas la personne la plus reposante du monde. Ce qu’elle voulait, à cette heure précise, c’était aller au Bistro Romain se régaler d’un carpaccio. Et l’ennui, c’est qu’elle ne retrouvait pas le chemin pour se rendre au BR des Jardins de Bercy. Nous avons beau être passées devant 245 000 restos italiens, c’était au Bistro Romain qu’elle voulait aller et nulle part ailleurs ! C’était LEUR carpaccio qu’elle voulait et nul autre. Il est vrai qu’il n’est pas dégueu ! Mais comme son sens de l’orientation vaut bien le mien, nous avons tourné plus que de raison pour le trouver enfin ! Autant dire que, du coup, j’y suis arrivée avec les pieds en compote et même franchement meurtris ! Elle m’a donc un peu cassé les pieds avec son envie de carpaccio mais la soirée fut bonne (en dépit de voisins de table pas très discrets voire un peu envahissants !).

Le lendemain, nous nous sommes longuement reposées, histoire, pour mes misérables pieds, de se remettre un peu des maltraitances endurées la veille. Puis, l’après-midi, nous sommes parties au Musée des Arts premiers voir une exposition sur Tarzan.

Nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir ce musée que nous ne connaissions pas encore. C’est un très beau bâtiment moderne entouré de végétation somptueuse. Quant à l’expo, elle a constitué un véritable régal : à la fois ludique, philosophique et culturelle, elle présentait le mythe de l’homme sauvage tel qu’il est abordé dans la littérature, le cinéma, la bande dessinée, on y voyait des animaux naturalisés, d’anciennes planches de BD, des extraits de films plus ou moins anciens, des vêtements (réelles pièces ethnologiques ou costumes fantasmés pour le cinéma), on y abordait des thèmes aussi variés que l’écologie, le colonialisme, la place de l’Homme dans la Nature, l’Evolution, la censure et j’en oublie sans doute… L’exposition est plaisante, variée, souvent amusante, les commentaires sont très facilement lisibles, écrits dans un style abordable et souvent plein d’humour alors, une fois encore, si vous êtes sur Paris, courez-y : vous passerez un bon moment !

Pas grand chose à raconter sur le quatrième jour : c’était un jour de départ. J’ai quitté une capitale étouffante et surpeuplée pour regagner une ville rose où il faisait largement aussi chaud au terme d’un voyage plus confortable puisque j’avais pu en profiter pour utiliser cet ordinateur et rédiger le précédent article. Mon rhume, quand à lui, était en net recul et ce n’est plus, maintenant, qu’un vilain souvenir.

A présent, l’été est là et bien là. Juin s’est achevé en apothéose caniculaire, Juillet a fait une entrée fracassante sous les feux solaires et les vacances se profilent à l’horizon. J’espère qu’elles me donneront l’occasion de relater et promouvoir d’autres activités aussi formatrices et sympathiques.

01 juillet 2009

Un mot pour Michael.

Mots clés Technorati :

C’est en pianotant fort tard dans la nuit de jeudi à vendredi dernier que je suis tombée, presque en direct, sur l’annonce du décès de Michael Jackson.

J’ai été la première étonnée de ma réaction : j’étais sous le choc ! J’avais beau lire et relire le gros titre “Michael Jackson est mort !”, je n’arrivais tout simplement pas à le comprendre. Cette phrase, pour moi, n’avait aucun sens ! Autant lire : “Le feu est noir !” ou “L’eau est sèche !”. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à y croire. Bon sang, je n’avais pourtant jamais eu la naïveté de le croire immortel !

Il faut dire que je fais partie des chanceux qui étaient en pleine adolescence au moment de la sortie du mythique album “Thriller” et, comme tous les gens de me génération, je dois à cet artiste de fabuleux souvenirs télévisuels et musicaux : la première diffusion du clip “Trhiller”, les chansons qui ont accompagné mon adolescence et mes années de fac, toutes ces chorégraphies vertigineuses et ces vidéos sensationnelles, toutes ces fois où je me suis trémoussée dans ma chambre au son de ses albums et (Dieu me pardonne !) un petit kif, à l’époque de mes 16 ans !

image Il faut dire qu’il était sacrément mimi, à l’époque, ce qui n’a plus forcément été le cas par la suite, ceci dit en toute objectivité !

Et pourtant ! J’étais persuadée que je ne l’aimais plus, celui-là ! Mais alors plus du tout ! Avec toutes ces histoires sordides de pédophilie qui ont progressivement entaché sa réputation et à force de déclarations ambiguës et de comportements bizarres ne plaidant guère en sa faveur, sans compter  que j’avais fini par lui préférer Prince (infiniment plus canaille donc plus intéressant pour une jeune fille !) et que je n’avais pas du tout aimé le film “Moonwalker” que j’étais pourtant allée voir au cinéma, j’avais fini par me convaincre qu'il ne restait rien de l'admiration précédemment éprouvée pour lui.

Pire que ça : j’avais fini par être exaspérée par le personnage au point de revendre tous ses disques un jour de rage et de dépit ! Le pire, c’est que ça me faisait râler car musicalement, ces albums me plaisaient toujours. Mais il y a des sujets qui, pour moi, sont trop délicats et sensibles pour que l’on joue avec. En gardant ces disques sous mon toit, j’avais l’impression de cautionner quelque chose qui me faisait horreur. Une réaction épidermique, mal comprise par ceux à qui je l’expliquais. Une réaction sans doute excessive. Autant dire que l’infortuné Michael avait fait les frais d’un bel accès de Mimizanthropie ! J’aurais pas dû, comme on dit ! D’autant que ça ne lui changeait rien, à lui ! Je me suis punie moi-même en me privant de bonne musique ! Bon d’accord, j’étais un peu fauchée et revendre quelques disques, parmi lesquels ces albums-là, m’avait, à l’époque, sortie de la mouise mais j’aurais dû réfléchir à deux fois. Etre moins véhémente : car aujourd’hui, je me rends compte qu'au fond de moi, même si je m'en défendais, je continuais de respecter le formidable "performer" qu’était Michael ! 

Et à présent qu’il n’est plus de ce monde, je me rends compte que je n’ai pas envie de penser à lui de manière négative. Que le souvenir que je veux garder de lui, ce sont ses clips, sa musique, ses chorégraphies, pas toutes ces polémiques et ces controverses. Ceci était SA vie. La justice des hommes a tranché en sa faveur et s’il y a une justice divine au-dessus de nous, c’est à elle de le condamner ou le réhabiliter. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie de renouer avec la part de rêve que son talent avait pu m’apporter tandis que je sortais de l’enfance.

Sur un forum, une fan a écrit que tous ceux qui ont pu critiquer Michael Jackson autrefois retournent leur veste et l’encensent maintenant qu’il est mort. C’est un reproche que je suis prête à entendre et à accepter. Je retourne ma veste, c’est vrai. Mais je la retourne sincèrement. Parce que l’admiration que j’éprouvais encore malgré moi pour l’artiste m’attendait au tournant, par cette triste nuit du 25 au 26 juin dernier. Dommage qu’il ait fallu ça pour que je m’en souvienne !

30 juin 2009

Mimi’zanthropie.

J’écris ces quelques lignes depuis le train qui me ramène de Paris où je me suis rendue, malgré tout. J’ai trouvé un espace de travail confortable pour m’installer avec mon ordinateur et faire ma geek tranquillement. Malheureusement, pas moyen de me connecter même si un réseau gratuit existe. Tant pis ! Ce message partira plus tard. Quand j’aurai regagné le fond de mon lit.

J’ai été bien absente, ces derniers temps. Non, je n’avais pas attrapé la grippe A ! J’y ai pourtant presque cru, à un moment ! Je me suis en effet arrangée pour m’enrhumer en plein début d’été ! Rien de plus désagréable que ça ! Mon médecin s’est posé les mêmes questions que moi et a fait toutes les vérifications nécessaires. Il faut dire que le lycée toulousain mis en quarantaine n’est pas si loin de chez moi ! Mais j’avais trop peu de fièvre pour que ce soit cette maudite grippe. Juste une bonne crève. Voilà ce qu’on y gagne, à dormir avec la fenêtre ouverte ! Je me suis quand même retrouvée avec un traitement de cheval au bout duquel je ne suis pas encore arrivée. Lamentable !

Mais mon silence est surtout dû à un sévère manque d’inspiration pour rédiger des articles de blog. D’inspiration mais pas de sujets ! Ah ça non ! J’avais beaucoup de choses à raconter mais ne savais comment les formuler ! En vérité, je couvais, en plus de mon rhume, une grosse colère contre les gens en général. Au point de songer à transformer le nom de ce blog en… Mimi’zanthropie !

Commençons déjà par ce qu’il m’est arrivé avec une collègue déléguée syndicale, au boulot, à peine trois jours après que je sois revenue de Lettonie. J’étais en train de bosser tranquillement avec JM quand cette furie fait irruption dans mon bureau et commence à entreprendre mon supérieur sur je ne sais trop quelle émission ou reportage politique passé à la télé la veille. Puis, alors qu’elle n’avait pas encore fait cas de moi, avait débarqué dans mon bureau sans frapper à la porte, sans y être invitée et sans même dire bonjour, elle se tourne vers moi et me balance sèchement, de sa voix tonitruante : “Et toi, tu as regardé ?”. Moi qui rentrais à peine du fin-fond de l’Europe, qui ne savais même pas qu’il y avait une émission politique la veille et qui d’ailleurs, les regarde assez peu car la plupart du temps, tout ça n’est que verbiage et effets d’annonces, selon moi, je lui réponds tranquillement que non. Et la voilà qui part littéralement en vrille et se met à me hurler dessus qu’”il faut regarder ce genre de programmes et que ce n’est pas quand on sera en dictature qu’il faudra se rendre compte que la politique, c’est important” !. Ceux qui lisent mon blog auront sans doute deviné que je ne suis pas spécialement du bord de ceux qui nous gouvernent mais de là à parler de dictature, tout de même, il ne faut pas exagérer ! Et puis surtout, je n’aime pas qu’on me prenne bille en tête comme ça et surtout pas de bon matin. Je lui ai répondu que je faisais ce que je voulais chez moi et que si je ne voulais pas d’une dictature en France, je ne la voulais pas davantage dans mon bureau ! Alors là, que n’ai-je pas dit ? Je me suis fait répondre que “par les temps qui courent, il faut se serrer les coudes au lieu de sortir des conneries pareilles” ce à quoi je n’ai pas manqué de répondre que je ne lui avais rien demandé et qu’elle était venue m’agresser sans raison. Elle en a alors appelé aux “valeurs de mai 68” dont je devais “bien me foutre” et comme elle m’avait franchement énervée, je lui ai répondu qu’effectivement, je m’en foutais royalement vu qu’à l’époque, j’étais au berceau. Ce n’est probablement pas la meilleure répartie de ma vie mais au moins ai-je réussi à la faire partir de mon bureau en pestant ! Si elle avait insisté, je n’aurais pas hésité à en remettre une couche en disant que les plus gros bourgeois et autres pleins-de-fric n’étaient autres que les plus virulents soixante-huitards d’autrefois ! Ce n’est pas forcément ce que je pense mais on ne vient pas m’agresser impunément comme ça ! Non mais c’est quoi, ça ? Le soviétisme, j’en reviens et je vois quels ravages à pu causer cette tentative de formatage des masses ! Ce n’est pas pour supporter qu’une espèce d’apparatchik remontée comme une pendule surgisse dans mon bureau tel un taureau dans l’arène et se mette à m’engueuler parce que je n’ai pas regardé ce qu’il fallait à la télé ! Je ne me suis pas syndiquée pour me faire sermonner comme une gamine ni pour qu’une “petite mère des peuples” me dicte ma conduite et me dise ce que je dois faire de mes soirées ou pas ! J’envisage donc très sérieusement de quitter ce syndicat ! Déjà, il y a eu des élections et je n’ai pas voté pour eux ! Cette mentalité ne passera pas par moi ! Je ne fraie pas avec des ayatollahs ! Non mais des fois !

Autre raison de basculer dans la Mimizanthropie : dernièrement, c’était la fête à Castanet Tolosan, la bourgade où je vis. Je vous ferai grâce de la traditionnelle bagarre entre villes rivales : j’ai eu le plaisir d’apprendre que les jeunes de Saint-Orens et ceux de Ramonville, deux villages voisins, ne peuvent pas se voir entre eux. Et comme Castanet se trouve entre les deux, c’est là qu’ils viennent tous les ans régler leurs comptes pendant la fête. Nous avons donc eu tout le loisir d’observer une centaine de jeunes abrutis s’affronter sous nos fenêtres dans un déchaînement de violence tout de même bien canalisé par la police municipale. Consternant ! Saint-Orens/Ramonville ! Vous parlez d’une frontière, vous ! Il paraît que ça a toujours été comme ça et qu’on ne peut le résoudre ! Sachant cela, comment espérer que l’on vienne un jour à bout du conflit israélo-palestinien, je vous le demande ?

Mais ce qui m’a le plus choquée s’est déroulé le lundi suivant quand Maman, une voisine et moi-même sommes allées voir le traditionnel feu d’artifice tiré le dernier soir de la fête. Après avoir péniblement atteint le milieu du parc, derrière la mairie, passant parmi des gens qui nous bousculaient sans vergogne sans s’excuser (et en osant même protester et s’en prendre à nous !), nous avons commencé à attendre. La plupart des spectateurs, pourtant assez jeunes, étaient assis, voire carrément vautrés dans l’herbe. Pas question d’en faire autant pour Maman qui vient d’être malade, ni pour notre voisine qui a une prothèse de hanche. Et comme je les accompagnais, je n’allais pas m’asseoir non plus : je préférais rester à leur niveau. Eh bien, alors que le feu d’artifice n’avait MÊME PAS commencé, des exclamations, protestations et même des ordres ont commencé à fuser de toutes parts ! Et il fallait voir comment c’était formulé ! “ASSIS !!!”, “POUSSEZ-VOUS !!!!”, “ASSIIIIIIIIIIIIIS !”. Un “s’il vous plaît” ou un “merci” doit sans doute écorcher la bouche ! Au bout d’un moment, de guerre lasse, je me suis retournée et leur ai fait remarquer qu’on ne pouvait en aucun cas boucher la vue car ce n’était pas un spectacle sur scène ou sur écran mais un feu d’artifice qui allait monter dans les airs et qu’ils n’avaient qu’à lever la tête ou se lever eux-mêmes pour mieux voir : ils avaient l’air suffisamment en forme pour ça ! Il y a bien eu d’autres protestations mais finalement, tous ces mauvais coucheurs se sont fatigués avant nous ! Ah, mais !

Dernière anecdote exaspérante : dans le cadre de mon travail, on a installé dans mon bureau un prototype d’ordinateur conçu pour les personnes très malvoyantes afin que je le teste à titre expérimental et donne ensuite mon avis. Les choses sont bien claires, il s’agit SEULEMENT d’un matériel d’étude que je ne vais pas garder. Je fais juste le cobaye pendant quelques jours. Il va de soi que cet engin énorme ne passe pas inaperçu et suscite la curiosité de nombreux collègues. Eh bien, si certains, croyant qu’on s’est enfin décidé à aménager mon poste, se montrent sincèrement ravis, d’autres sont étonnés, voire méfiants ! Ils ont l’air de se demander ce qu’est ce gros machin et pourquoi, j’ai ça, MOI, dans mon bureau ! Pis ! JM lui-même, ce cher JM que je considère plus comme un ami que comme un chef, fait montre d’une hostilité non feinte vis à vis de cet appareil qui, selon lui, ressemble surtout à une chaise électrique ! Il faut dire qu’il n’est pas particulièrement marié à l’informatique mais de là à se réjouir ouvertement et pousser des soupirs de soulagement ostensible quand j’explique que cet objet ne va pas rester là, il exagère ! Il a même eu l’air de me dire, l’autre jour, que mon bureau ne désemplissait pas depuis l’installation de cet ordi et que cela me distrayait de mon travail ! Ce à quoi je me suis empressée de répondre que mon boulot ne se limitait pas à la rédaction de convention ni au suivi de la formation mais que j’étais AUSSI censée m’intéresser aux aménagements de postes des personnes handicapées ! Le “dossier handicap” est même ma principale mission, dans cette école… Normalement !  D’accord, je trouve les autres aspects de mon travail extrêmement intéressants et j’admets que le “dossier handicap” me pèse parfois car il me ramène à ma propre situation mais justement ! J’ai beau être miro comme dix taupes et préposée à l’aménagement des postes DES AUTRES, je n’ai JAMAIS demandé ne serait-ce qu’une lampe pour améliorer l’installation de mon propre bureau ! J’ai récupéré la lampe de quelqu’un qui partait ! Ah, si ! J’ai demandé une loupe, une fois, l’ai obtenue et m’en contente parfaitement. Il est vrai que le gros ordi, trop perfectionné, me désorganise un peu. C’est pourquoi je  teste cet engin mais NE VEUX PAS le garder ! C’est marrant, tout de même ! On dirait que JM est JALOUX de cet ordinateur, comme mon chat Céleste l’est de mon propre PC : quand j’écris, le soir, au lit, il me bouscule, se couche sur le clavier, me mordille la main, miaule,  se frotte la tête contre l’angle de l’écran comme pour te dire “Pendant que tu t’occupes de cet objet carré, tu ne fais pas cas de moi !”. Céleste et JM, même combat ? Auquel cas, c’est Céleste qui sort vainqueur car ce n’est qu’un chat et il n’est pas censé avoir conscience de tout !

En attendant, voilà où j’en suis ! Un peu écoeurée par le genre humain, je l’avoue ! Ah, que ne puis-je conduire et vivre paisiblement dans une maison isolée au milieu des bois parmi les chiens et les chats, loin du bruit, de la fureur, de la mesquinerie et parfois de la méchanceté pure et simple…

Je crois qu’en vérité, j’ai tout simplement besoin de vacances ! Certes, je viens de passer un week-end à Paris mais il n'était pas forcément reposant. J’y reviendrai dans un prochain article.

16 juin 2009

Quand ça ne doit pas arriver, ça n’arrive pas, c’est tout !

Avec tout le temps que j’ai passé à finaliser et narrer le voyage en Lettonie, je n’ai guère eu le temps de m’attarder sur des choses plus légères qui, pourtant, me tiennent à coeur. Me fendent le coeur, plutôt !

Il se trouve que depuis plusieurs semaines, j’avais été mise au courant par Mika lui-même, via son Twitter, d’une possible tournée acoustique en Europe.

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Il va de soi que j’en étais plus que ravie ! Je ne sais pas si j’ai eu l’occasion de le dire ici mais j’ai toujours trouvé les chansons de Mika suffisamment jolies et riches pour supporter d’être livrées à leur public en “simple” version acoustique. Certains titres connus sont déjà disponibles sur disque en “piano-voix” et je dois avouer que même si les versions de l’album sont très bien orchestrées, j’ai un petit faible pour ces interprétations épurées. J’étais donc vraiment à l’affut des dates de la tournée, espérant vraiment aller applaudir ce phénomène une sixième fois.

Hélas ! Trois fois hélas ! Lorsque, le 7 mai, j’ai enfin pu découvrir les dates, je me suis rendu compte, à ma grande horreur, que, d’une part, il n’y avait que des passages à Paris, rien en Province et qu’en prime, les deux soirées programmées les 11 et 12 juin n’étaient pas compatibles avec mon emploi du temps.

En effet, depuis plusieurs mois déjà, JM nous avait invitées, Maman, Monique et moi, à venir passer le week-end du 12 au 14 juin dans sa maison de famille en Corrèze. Décemment, je ne pouvais lui faire faux bond, même pour mon cher Mika ! Ce n’est pas le genre de chose qu’on fait. Du moins c’est mon avis. J’ai bien vaguement tenté d’en toucher un mot à JM mais il m’a fait remarquer que j’avais déjà vu Mika plusieurs fois en concert, de toute façon et je n’ai pas insisté.

Je me suis donc résolue à laisser filer l’occasion d’assister au concert de mes rêves, le plus dur étant de lire, sur les divers forums, Twitter, Facebook et autres, les arguments joyeux des autres fans qui relataient avec force détails leurs préparatifs pour assister à une de ces représentations, voire les deux ! Mais bon, je me disais que je devais me consoler avec l’idée du week-end corrézien qui m’attendait et que, finalement, l’amitié de mes collègues valait aussi la peine qu’on se déplace pour elle et qu’on fasse un petit sacrifice !

Eh bien devinez quoi ? Le fameux week-end a été annulé au dernier moment ! Pourquoi ? Parce que Monique voyait débarquer chez elle des amis qu’elle n’avait pas revus depuis longtemps !!!!!!!!!!!! Là, je dois dire que je l’avais mauvaise ! J’avais eu des scrupules, sacrifié quelque chose qui me tenait à coeur pour prouver mon amitié à des collègues et voilà comment le destin m’en remerciait !

Bien sûr, j’aurais peut-être eu quelques heures, voire quelques jours pour organiser mon déplacement à Paris mais je n’avais pris aucune disposition : pas de places, pas de congés posés, pas de tickets de train… Adieux concerts acoustiques de Mika au Cirque d’Hiver ! Une petite salle intime comme je les aime, en plus ! Adieu ! Vous m’aurez bien fait rêver… Pour rien !

De toute façon, même si j’avais pu me débrouiller pour y aller, acheter la place de concert et tout, ç’aurait été encore pire car j’aurais QUAND MEME dû annuler au dernier moment ! Eh oui ! Comme je dis dans le titre de ce blog “quand ça ne doit pas arriver, ça n’arrive pas, c’est tout !”.

En effet, depuis le début de la semaine, Maman se plaignait de douleurs dans la poitrine. Au départ, elle ne s’est pas trop méfiée, pensant que quelque chose “ne passait pas” puis, après une très mauvaise nuit, elle s’est décidée à consulter, sur mes conseils…. et s’est retrouvée illico-presto aux urgences en centre-ville ! Le médecin m’a appelée au boulot ! Il craignait un début d’embolie pulmonaire ! Vous voyez bien que, même si j’avais tenté de partir à Paris, j’aurais dû revenir précipitamment ! Et par ailleurs, il était manifestement écrit quelque part que ce week-end en Corrèze ne devait pas se faire non plus ! Avec ou sans les amis intempestifs de Monique, le sort en était jeté !

Bref, JM, à défaut de m’emmener dans sa maison de famille, m’a conduite aux urgences et la longue attente a commencé. (Oui, parce qu’on appelle ce service “les Urgences” mais on y passe son temps à attendre, en fait !). Je n’étais pas sans inquiétude ! Une embolie pulmonaire ? On a enterré un de mes médecins à cause de ça alors, c’est vous dire !

Mais finalement, les examens ont démontré qu’il ne s’agissait pas de ça. Pas de phlébite non plus, pas de caillot, rien au coeur, rien au foie… Au final, il s’agirait vraisemblablement de problèmes digestifs et gastriques mais il ne faut guère s’en étonner. Maman a toujours été délicate de ce côté-là ! Ajoutez à cela le fait qu’elle soit stressée par tout ce qui arrive autour de nous en ce moment, qu’elle ait très mal dans le dos et prenne régulièrement des anti-inflammatoires, tout ça est logique. Elle est rentrée vendredi dans la journée et semble bien se porter mais devra subir d’autres examens le mois prochain. Rien de spécialement alarmant, apparemment mais c’est ennuyeux.

De mon côté, j’avais peut-être déniché un moyen de (presque) me consoler d’avoir loupé Mika en acoustique au Cirque d’Hiver. Dans le cadre d’un festival nommé Under le Louvre ou se mêlent art, happenings et mode, un concert devait être donné à l’Olympia. Quatre groupes ou artistes parmi lesquels… ce cher Sébastien Tellier !

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Il va de soi que je me suis empressée d’acheter les billets, comptant bien y inviter Tinky ! Il se trouve que j’étais censée assister à une réunion à Paris le 30 juin. Las ! Le vent a commencé à tourner quand JM m’a fait savoir qu’il serait plus constructif que j’assiste à une autre réunion sur Toulouse et effectivement, j’étais d’accord avec lui vu les contenus. Mais il m’a quand même donné la possibilité d’avoir mon vendredi 26 et mon lundi 29 juin pour que je puisse passer mon week-end à Paris. Il peut ! Je croule sous les heures supplémentaires !

N’empêche ! Je commençais à m’inquiéter en lisant ici et là que Sébastien annulait d’abord sa participation au festival de Dour en Belgique. Puis au Main Square à Arras… Motif officiel : ses musiciens ne sont pas disponibles ! Ils seraient mobilisés par l’enregistrement du nouvel album de Norah Jones ! J’espérais tout de même que, même s’il n’avait pas de musiciens, il nous donnerait un concert en acoustique (lui aussi !) ou en “simple” piano-voix. Une ambiance à la “Sessions”. Une salle comme l’Olympia devait bien convenir pour ce genre de prestation ! Je le lui ai même suggéré sur son MySpace, tout en restant consciente du peu d’influence qu’un grain de sable comme moi peut avoir sur un artiste pareil ! Ceci m’a d’ailleurs été confirmé cette après-midi : le concert a toujours lieu mais Sébastien n’y participera pas ! Il sera remplacé au pied levé par Mlle K !!!!! J’avais la possibilité de me rendre au concert quand même ou de me faire rembourser, option que j’ai préférée, d’autant qu’il s’agissait de places “debout orchestre” !

Franchement, je suis trop déçue et triste ! En plus, je suis inquiète. J’espère bien que c’est UNIQUEMENT une histoire de musiciens absents qui justifie toutes ces annulations et qu’il n’y a pas autre chose de plus préoccupant lié à l’état de santé de notre ami barbu ! C’est que j’ai vu de quelle manière il se malmenait lui-même et j’en ai même parlé sur ce blog !

Je suis vraiment peinée ! Le louper, c’est une chose ! Tout le monde peut avoir des problèmes de logistique ou de santé ! Louper Mika, c’est une chose aussi ! Comme m’a dit Michel, mon frère, “Dans la vie, on ne peut pas toujours faire ce qu’on veut !” (Oui, merci, j’avais remarqué !) mais louper LES DEUX coup sur coup, alors là c’est beaucoup et je dirais même que c’est trop ! Je suis complètement déprimée ! Je n’ai vraiment pas de bol avec les concerts, cette année ! J’aurais bien aimé voir Sliimy en mai dernier, aussi, mais comme personne, autour de moi, ne semble particulièrement l’apprécier, je n’ai même pas pris la peine de m’acheter une place et de demander à y être véhiculée ! Ca aussi, c’est pénible ! Les joies d’être miro et de ne pouvoir se déplacer sans solliciter quelqu’un d’autre !

Non vraiment, je n’ai pas de chance ! Après 2007 et 2008, années fastes s’il en fut, 2009 s’avère systématiquement pourrie ! Tout à commencé avec l’annonce de cette rupture dans mon entourage proche ! Depuis, tout va de travers ! Je voudrais m’enterrer vivante comme une tortue jusqu’à l’année prochaine et ne ressortir qu’en 2010, histoire de voir si ça ne sera pas mieux !

En attendant, j’essaie de me concentrer sur des choses positives et notamment le fait que Maman ne soit pas dans un état de santé si alarmant que ça parce que je dois avouer que je me suis fait de sacrés films, dans la salle d’attente des urgences ! J’ai eu tout le temps pour ça, d’ailleurs !

En attendant, Tinky veut toujours que je vienne à Paris. Je ne vois pas trop pourquoi : plus de concert, pas de réunion… Reste l’amitié mais sur quatre jours de congé, l’aller-retour en train va pratiquement me manger douze heures alors je me demande si ça vaut le coup !

Et puis, je dois l’avouer, je n’ai envie de rien, du coup ! Je renonce à faire des projets pour cette année maudite ! Vivement 2010 !